Les promenades sonores

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Prenez votre casque, votre téléphone ou votre lecteur MP3, et laissez-vous guider à l’oreille…

Des artistes, des documentaristes et des habitants ont composé ces parcours sonores pour vous faire partager à leur façon, entre exploration d’endroits méconnus et regard décalé du connu, le territoire de Marseille Provence.

Les Promenades sonores se téléchargent librement sur ce site puis s’écoutent in situ, dans un paysage et dans une situation choisie. Ces balades proposent un voyage sonore lié à la marche, à l’arpentage qui permet de ralentir, de changer d’échelle, de se glisser dans les interstices de la ville, dans ses usages, d’observer les traces.

Elles voisinent avec le GR2013, avec qui elles partagent parfois le tracé, mais surtout le dessin ou l’imaginaire d’une métropole invisible : celle des lisières et des usages, entre ville et nature, industries et agriculture, autoroutes et chemins buissonniers.
On y entend ainsi des sons naturels, des voix d’habitants, des personnages de fictions, autant de récits qui documentent, musicalisent ou poétisent la découverte à pied du territoire.

 

Auteurs: Radio Grenouille-Euphonia, Julie de Muer, plus de 30 auteurs (artistes et habitants).

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www.promenades-sonores.com

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Les Promenades sonores sont nées d’une réflexion de la radio culturelle marseillaise Radio Grenouille à l’annonce du titre de Capitale européenne de la culture attribué à la ville en 2013 :

– Que signifie « valoriser le territoire » ?

– De quels territoires parle t-on dans une capitale européenne de la culturelle?

– A qui s’adresse l’offre culturelle de la future capitale ?

– Comment rendre visible les invisibilités de la ville sans pour autant les faire disparaître par le simple fait de leur révélation ?

– Comment valoriser le rapport et la connaissance des habitants de leur territoire, les impliquer dans de la fabrication de récit collectif à partir des récits singuliers ?

– Comment s’adresser à beaucoup de gens tout en restant dans un art de la discrétion ?

– Comment raconter, quels récits proposer à celui qui vient d’ici, à celui qui vient de loin?

– Qu’est-ce qu’être touriste, pouvons-nous être touriste de notre propre territoire ?

De ces questionnements, est venue l’envie de développer un travail autour de l’écriture de « Promenades sonores » (Soundwalks), susceptibles de proposer une forme pertinente pour inviter un public -de l’habitant au visiteur- à pratiquer de manière à la fois sensible et documentée le territoire local.

 

Qu’est-ce qu’un soundwalk ?

Le terme soundwalk désigne à l’origine une posture d’écoute, identifiée et définie par R. Murray Schafer : « dans un soundwalk vous êtes supposé vous mouvoir dans une zone géographique limitée, écoutant avec attention et identifiant les événements sonores perçus ».

A cette pratique d’écoute on a souvent a contrario associé la réalisation d’un objet sonore, l’audio-guide, destiné à être écouté sur un baladeur au cours d’une visite d’une exposition, d’un musée.

 

Depuis quelques années, l’audio-guide est sorti des musées pour investir le plein air, rencontrant en chemin une pratique de plus en plus répandue : celle de la promenade urbaine.

Cet usage renouvelé de l’audio-guide rejoint finalement l’idée initiale d’écoute attentive de l’environnement sonore, en l’occurrence urbain.

 

Soundwalks et création

L’idée qui sous-tend le projet de Promenades sonores porté par Grenouille est donc de produire des oeuvres sonores permettant aux auditeurs une expérience sensible de territoires traversés au préalable par des auteurs ayant pu donner libre cours à leur propre sensibilité, souvent en complicité voire en co-écriture avec les habitants.

 

Au-delà de la fonction descriptive et informative de l’audio-guide, ces Promenades sonores font l’objet d’un travail de composition et d’écriture sonore, prenant ainsi le statut d’œuvres et perpétuant dans l’espace public une pratique courante de l’art contemporain que de s’emparer d’objets de consommation courante pour les intégrer dans un processus de création.

 

Cette perception sensible de la ville est basée sur un parcours, une marche. Cette modalité d’approche piétonnière des lieux met en lien deux corps : celui du marcheur et celui de la ville qu’il découvre, une ville perçue comme un ensemble vivant et non une accumulation d’immeubles et de circulations.

 

De plus, la marche permet d’accéder aux anfractuosités du territoire, à ses recoins secrets, sans se limiter aux lieux desservis par les voies de circulation.