L’Étang de Berre

Une exploration poétique et scientifique autour de la petite mer de Berre

 

En 2015, la réédition de l’atlas routier Michelin oublie d’y faire figurer la nappe bleue du littoral de l’Étang-de-Berre. Le plus grand étang d’eau saumâtre d’Europe – 75 km de côtes, une lagune de 155 km2 et 980 Millions de m3 d’eau – disparait alors de la carte.
En 2018, un printemps pluvieux et des apports d’eaux très importants par le canal EDF ont provoqué un phénomène de “bloom phytoplanctonique“ qui, associé à de très fortes chaleurs et une absence de mistral pendant l’été, a entrainé une des plus graves crises anoxiques dans l’étang. Ces anoxies sévères et longues ont ainsi été mesurées jusqu’à des profondeurs de 2-3 mètres et les conséquences sur l’écosystème sont irrémédiables : de fortes mortalités de poissons et de la macrofaune benthique (dont les palourdes) et une dégradation avancée des herbiers de zostère. La vie se retire effectivement de l’Étang.

En 2019, une expédition menée par le Bureau des Guides et composée d’artistes et de scientifiques, part à la découverte de cette mer intérieure qu’est l’Étang de Berre.

 

 

Chapitre I – L’Enquête | Avril 2019
L’expédition s’appuie sur une enquête menée par des équipes composées d’artistes, chercheurs, producteurs agricoles, chefs cuisiniers accompagnées d’un narrateur.
Ces résidences permettent à l’équipe de travailler sur les éléments constitutifs d’un paysage (le sel, le sous-sol, l’incendie, le minéral, la biochimie…).
L’enquête explore de manière sensible leurs implications dans la chaîne d’interaction avec les autres éléments, leurs actions dans l’évolution de la morphologie des territoires, mais aussi les histoires qui composent le paysage.

 

Chapitre II – EXPLORER | Mai-juin 2019
Une série de marches exploratoires de juin à juillet 2019.
Ces “conversations marchées“ avec des scientifiques, des philosophes, des chercheurs en sciences sociales ou en écologie sont l’opportunité d’écouter ou de prendre part à des conversations portant sur des choses complexes – mais dites dites simplement – tout en explorant un bout de territoire par une courte marche.