Chapitre 7 : S’ARRIMER À L’ETANG

Chapitre 7 : S’ARRIMER À L’ETANG – 17 mai 2020

Ils voyagèrent jusqu’à l’envers de la plage des Marettes  

 

Une journée ouvertes à tous d’exploration collective de la plage de Vitrolles et de ses abords avec le géographe Michel Lussault et les étudiants en architecture de l’ENSA.M.

 

« Nous sommes partis il y a plusieurs mois déjà. En bateau, explorer le trou dans la carte, l’étang
qu’on pensait connaître. On s’est abreuvé de toutes les histoires qu’on pouvait attraper. Nous avons
gravi les masses d’eau stratifiées, suivi un soir le chemin des algues et un autre soir celui des zostères,
écouté au petit matin les moules et les lichens. Et nous avons abordé cette plage. Grâce à elle nous
nous sommes arrimés à l’étang et avons pu commencer à explorer l’envers de ses rives. »

Après plusieurs temps d’explorations, composant peu à peu les épisodes d’une histoire en train de s’écrire, cette expédition débarque sur la plage des Marettes pour un rendez-vous entremêlant récits et expériences, rencontres et explorations. 

Pour ce 7ème chapitre, l’équipage vous invite à rejoindre l’aventure, à la vivre et à y contribuer.

 

 

∴∴∴∴∴∴∴∴
PROGRAMME
∵∵∵∵∵∵∵∵∵∵∵

10h : Explorations marchées [conversation marchée]

avec le géographe Michel Lussault et Opéra Mundi (sur inscription à partir du 1er mai –> ici)

Le géographe Michel Lussault s’intéresse à ce qui fait tenir ensemble des paysages. Nous l’accompagnons aux abords de la plage pour observer comment les oiseaux et les avions dialoguent entre aéroport, salins et autoroutes. Sur le chemin d’autres explorateurs comme l’artiste marcheur Nicolas Mémain et la Ligue de Protection des Oiseaux se joignent à la conversation.

 

12h30 : Repas collectif

On peut y amener son pique-nique à partager ou profiter des cuisiniers des Marettes.

 

► De 14h à 18h30 (Gratuit sans inscription)

 

Exploration filmée du sable [atelier cinéma]

avec Camille Goujon

Quand on dit plage, on pense toujours au sable. Ce sable des Marettes raconte la décomposition des coquillages, l’apport des limons et la lente fabrication de la rive, mais aussi les apports des humains pour dessiner ce paysage de loisirs. 

Et si ensemble on en faisait un film nous dit la cinéaste… Le sable s’anime et se transforme image par image en forme de réservoir, de tour et de cheminée. Peu à peu un site industriel émerge. Des routes se dessinent et des camions circulent… Puis l’érosion, le temps, le vent, l’accident vont disséminer ces architectures de sables qui retournent à la poussière…

 

Explorations naviguées des dessus de l’étang [navigations d’observation]

avec L’Ecole d’architecture de Marseille, la base nautique et les associations de l’étang (club de voile de Vitrolles et Les compagnons de la manille)

Inverser notre regard. En naviguant sur l’étang on explore une masse d’eau un peu mystérieuse dans laquelle des êtres vivants oeuvrent doucement à améliorer les possibilités de vie pour toutes les espèces. Moules, zostères, Cascail… Accompagnés des habitants de l’étang et des jeunes architectes, nous allons en kayak, en paddle ou en voilier à leur rencontre.

 

Explorations sensibles des dessous de l’étang [visites sensibles]

avec le collectif SAFI et les plongeurs de l’ESSV 

Au cours des précédents mois et chapitres de l’expédition, les artistes de collectif SAFI ont construit un compagnon de voyage qu’ils ont nommé Le Ressentiscaphe. Ce drôle de personnage est aussi un outil pour nous aider à mesurer avec notre corps et nos perceptions la vie et le fonctionnement écologique de l’étang.  On peut lui rendre visite en bateau mais aussi sous l’eau pour aller découvrir ses histoires sous-marines.

 

Explorations des histoires [exposition, jeux et lectures]

avec le CDI (centre des interrogations, des interprétations, des imaginations…) et la cabane des produits dérivés de Camille Goujon

Au cours de l’expédition on a écouté et récolté beaucoup d’histoires, ces petites histoires qui nous permettent de mieux regarder, sentir où l’on est, ces petites histoires qui racontent autrement que les grandes et qui quand on les partage nous donne l’impression qu’on pourrait se sentir chez nous ici. 

Le CDI s’est constitué de rencontre en rencontre, adore les conversations et tisser les liens au sein de l’équipage. 

On peut passer les voir à tout moment, ils nous accueillent et nous trouvons toujours une histoire à partager. On peut aussi en profiter pour découvrir dans la cabane de chantier quelques trouvailles trouvées par l’équipage lors des précédents chapitres de l’expédition.

 

► 15h et 18h30 

Explorations d’un paysage avec des petites histoires et musiques 

avec Christophe Modica et Stéphane Coutable avec le gmem CNCM Marseille [concert électronique, objets, basson et paysage]

Les deux musiciens et artistes sonores de l’équipage placent leurs oreilles et leurs instruments dans le paysage. 

Ils ont écouté parler les habitants et les professionnels, les oiseaux et les éléments. 

Leur performance sonore Si l’île s’est composée avec les histoires rencontrées au cours de l’expédition, et qui s’écoutent avec les yeux. Elles sont devant, derrière et à l’horizon. Elles racontent l’eau, les industries, les pêcheurs, les ouvriers, la pollution, la lumière, et peut-être demain.

 

► 15h30 et 17h

La manifestation des images [exposition marchée]

avec Geoffroy Mathieu

Notre photographe, en accostant sur les rives de l’étang de Berre puis en s’enfonçant dans les terres, a découvert un

Notre photographe, en accostant sur les rives de l’étang de Berre puis en s’enfonçant dans les terres a découvert un entrelacs de paysages aux qualités contradictoires. Il a parcouru un territoire morcelé, dans lequel des espaces merveilleux et protégés côtoient des zones surexploitées jusqu’à l’usure.

Face à ces paysages aux apparences si calme, mais dont le silence renferme les traces d’atteintes graves, il y a urgence à montrer et à crier notre indignation. Un autre temps sera consacré à ceux qui réparent et prennent soin mais l’heure est à la colère et à la dénonciation.

Il vous propose de se joindre à son indignation et de marcher avec ses images pour entendre ce qu’elles ont à nous dire, d’apprendre sur l’écocide qu’elles montrent et de les accompagner dans le paysage pour qu’elles vous crient leurs vérités.

 

► 19h

Rassemblement de l’équipage [action collective]

Ensemble sur la plage, nous partageons un dernier temps, un geste pour prendre soin de l’étang.

 

Pamparigouste à Vitrolles est soutenue par le FNADT, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nature 4 city life, le Département des Bouc hes-du-Rhône, Les Parallèles du Sud de Manifesta 13, la Fondation de France et la ville de Vitrolles. En coproduction avec le gmem CNCM marseille et en partenariat avec Conférences Opera Mundi, Radio Grenouille, les étudiants de l’ École nationale supérieure d’architecture de marseille – ENSA•Marseille et les associations ESSV, les compagnons de la Manille, la LPO PACA et l’Etang maintenant.

– le 17 mai 2020 (REPORTÉ)

de 10h à 20h

 

Facebook

C’est après avoir découvert dans une récente édition de l’Atlas routier que l’étang de Berre ne figurait pas sur la carte, que le Bureau des guides du GR2013 propose à des artistes et à des scientifiques d’embarquer ensemble pour un voyage d’exploration à la recherche de cette petite mer intérieure. Sensibles à la complexité des paysages et des récits rencontrés, ils décident de voir dans ce lapsus cartographique l’invitation à inventer une aventure pour trouver d’autres guides et raconter d’autres histoires de notre territoire.

Ils nomment alors cette expédition de proximité Pamparigouste, en hommage à une vieille légende provençale racontant la quête d’une île inatteignable.

Découvrir les autres chapitres de l’aventure : ici.