Récit d’une bouclette à Sainte-Marthe

Le portail, la Mauve et la biodiversité

C’est face à un portail que la balade d’aujourd’hui commence. Pas n’importe quel portail, celui de la ferme de la Tour des Pins, là juste à côté du boulevard. On commence à deviner la complexité de cet espace. Le bus nous dépose dans un contexte très urbain, immeubles et routes, béton, panneaux, travaux, et puis quelques pas plus loin, se dessinent les traverses – il y a là la traverse Cade, en cours de réaménagement, pour la circulation ici dans le quartier, la traverse de la Croix qui est un chemin de broussailles et d’Acanthes – par endroits les Figuiers débordent au dessus des vieux murs de pierre.

On s’arrête ici quelques instants, ça ressemble à un bon endroit pour commencer à parler de la biodiversité dans la ville. De part et d’autre du portail ça pousse, des deux côtés on a la Mauve que l’on retrouve presque partout ici à Marseille, avec son air bravache de plante qui aime s’installer dans les talus, les pieds d’arbres, les vagues parkings ; elle voudrait que ce soit partout un peu la campagne. Mais nous, on ne l’accepte pas forcément… alors on va essayer aujourd’hui d’observer et de comprendre la présence de la nature autour de nous.

Pour commencer, la biodiversité, qu’est-ce que c’est au juste ? On peut dire, c’est l’ensemble du vivant, donc les plantes, les animaux, tous les insectes ; ce qu’on aime, les beaux grands arbres et les fleurs, mais aussi ce qui nous plait moins, ceux et celles que l’on dit invasifs, nuisibles : mauvaises herbes, pucerons ou limaces… C’est ce qu’on voit, ce qui nous est invisible. Mais encore, la biodiversité, c’est aussi l’habitat : la terre, les types de sols, l’eau, le vent, le soleil, et puis, l’ensemble des interactions que les espèces ont entre elles et avec cet habitat… Autour de nous, elles ont besoin de vivre, se nourrir, se reproduire et pour cela de se déplacer. La biodiversité, c’est une grande chose.

 

 

Alors, avec notre portail ici à Sainte-Marthe, où en est-on de tout cela ?

On se rend compte, d’abord, qu’il y a en ville une grande fragmentation des espaces : ici une autoroute, ici une résidence, là une ferme, un parking, un jardin composé, une friche. L’espace urbain est séparé en poches, qui ont des caractéristiques et usages très différents, et entre lesquelles passent routes, murs et trottoirs. Ce passage, justement, c’est une question très importante qui va nous revenir à l’esprit plusieurs fois aujourd’hui, guider notre cheminement à la recherche de celui des plantes. Il y a la fragmentation et le passage…

Devant le portail, un premier passage : on parle du vent et de la pollinisation, celle du Pin par exemple, dont les graines s’envolent pour voyager et prendre vie ailleurs. Ici nous leur avons laissé la place, entre les grilles, par-dessus le mur ou dans les replis de ses pierres, on les laisse circuler et on les accueille. Mais ce que l’on voit aussi, c’est une nature comme enserrée, elle est dedans derrière la grille, et autour il y a le reste, la ville, nos activités à nous. On a mis une route, des murs, on aménage, et ce sont des gestes qui ont un impact sur la biodiversité. Parfois une menace, on ne laisse plus traverser. Au bord de la route un effort, on a créé une continuité entre elle et le terre-plein planté de nombreuses espèces, avec un paillage naturel… Ce que l’on voudrait faire, c’est favoriser, intégrer, et pour cela, observer encore un peu…

 

La ferme, la prairie et la ville

Nous voilà entrés dans la ferme et on chemine. C’est le domaine bastidaire, le terradou, où l’on habitait et où l’on cultivait. Aujourd’hui, ça change… mais ces années d’activité ont produit un sol d’une grande richesse, et il en reste une partie préservée. Sur ce territoire, une mosaïque de paysages : culture et pâture, prairie refuge des insectes, sous-bois, ou encore habitat. On découvre leur complémentarité.

On commence aux abords de la ferme, c’est un espace aménagé (avec les moyens du bord !), que l’on parcourt sur un chemin entre les enclos, où l’on croise les chèvres, les brebis, les vaches. Parce qu’ici est demeuré une exploitation agricole, on fait du fromage. Ça ne fonctionne pas tout à fait comme autrefois, on habite moins, cela tient plutôt lieu d’un geste de résistance, et aussi d’apprentissage. La société a changé et l’agriculture s’est éloignée de la ville, ou agrandie, industrialisée. Alors ici, malgré l’extension urbaine, on expérimente, on se demande s’il est possible de maintenir ou même de faire revenir une agriculture de proximité, là presque au cœur de la ville. La ferme de la Tour des Pins est aussi un lieu pédagogique, d’éducation à l’environnent par des animateurs.

Nous avons un premier milieu, qui est la partie cultivée. Ici le végétal rend service, remplit un rôle pour les hommes, les animaux mangent les herbes et les fleurs, et on fait le fromage.

On poursuit notre marche et on se dirige sous les arbres là-bas un peu plus loin. Le paysage change, tout est plus touffu et les herbes hautes et sauvages, un petit ruisseau passe par là, nous pataugeons juste un peu et sommes heureux d’être là, on ramasse une plume avec un liseré bleu, c’est une plume de pie. Ici c’est une autre gestion, ce n’est pas cultivé et la nature est laissée à elle-même. Les herbes hautes sont un refuge pour les insectes, qui viennent y pondre et se nourrir, les arbres mêlés pour les oiseaux. On apprend qu’ainsi, en n’intervenant pas, on laisse aux végétaux le temps d’accomplir un cycle entier, ils grandissent, font des fleurs et des fruits, qui servent de nourriture aux insectes et oiseaux (les bonnes prunes), avant de tomber à terre et de venir fertiliser le sol. Lorsque le végétal meurt, il poursuit son rôle pour la biodiversité, ce sont les cycles naturels. On observe donc, à cet endroit, beaucoup plus de la vie grouillante de la nature que ce n’était le cas un peu plus tôt, où le végétal était l’aliment des mammifères de la ferme. On observe aussi une plus grande diversité des plantes elles-mêmes. C’est un fouillis heureux, derrière l’ ‟abandon”, la vie…

 

La tèse, l’ombre et le jardinier

Dans notre mosaïque, il y a également un autre lieu : c’est la tèse, ce petit chemin entre les arbres, aux allures de sous-bois frais et humide, ombragé, avec sa glissée d’eau, cascade aménagée aux airs sauvages. La température est descendue et on sent l’humus, c’est un autre type d’espace de la biodiversité.

Mais ici, l’homme est intervenu, avec son bon sens et sa connaissance, c’est le jardinier, qui sait ménager des espaces nécessaires de fraicheur dans une région au climat parfois trop chaud et sec : il sait utiliser les végétaux et apporter l’eau, pour créer un micro-climat agréable à l’homme mais pas seulement, les insectes eux aussi viennent se mettre au frais ici, c’est un des micro-habitats que nous observons aujourd’hui !

Cela nous permet d’introduire la question du réchauffement climatique, de la nécessité de penser autrement les espaces que nous aménageons. Dans la balade, nous passons aussi sous un grand soleil qui brûle les herbes, et plus tard, sur la route d’asphalte, où les températures grimpent très rapidement et rendent le lieu moins hospitalier, aux hommes comme aux plantes et aux insectes. Apprendre à jardiner l’ombre…

 

 

 

La bastide, le Platane et le jardin d’acclimatation

Plus loin, nous arrivons aux abords de la bastide. Si elle n’est plus vraiment un lieu d’habitat agricole comme elle a pu l’être autrefois. Nous trouvons ici l’occasion d’une discussion qui commence avec le souvenir d’un platane… Ceux qui donnaient un peu d’ombre à ce terrain ne sont plus, semble-t-il en raison du chancre coloré qui les a emportés, comme de nombreux arbres de cette espèce… Cette maladie des platanes, apportée avec les caisses de munition des États-Unis lors de la Deuxième Guerre mondiale, nous a donné une leçon : celle du besoin d’acclimatation des plantes. 

Les platanes américains s’étaient de l’autre côté de l’Atlantique habitués au chancre coloré et n’en souffraient plus, mais cela a été fatal aux nôtres qui ne le connaissaient pas… C’est un phénomène que l’on retrouve en d’autres endroits aujourd’hui, et où notre manière de jardiner et d’aménager reproduit des erreurs dont nous connaissons pourtant les finalités. Les plantes des jardineries par exemple sont souvent importées, et plantées dans nos jardins sans un temps nécessaire d’acclimatation ; elles y développent des maladies. Une des manières qu’ont les plantes de se protéger sont les tanins, une amertume des feuilles qui les défend contre certains insectes. On se rend ainsi compte du sens du jardin d’acclimatation, et du besoin que nous avons de mieux gérer la temporalité des implantations des espèces.

Cette histoire de temps et d’adaptation, c’est aussi celle du soleil et des conditions difficiles. Le Chêne vert, qui résiste à la forte chaleur, grimpe plus haut dans la colline, et il offre un couvert végétal même avec très peu d’eau ; le tilleul aux larges feuilles qui transpirent, offre une ombre fraîche, très bonne pour nous et les insectes, et lui aussi sait s’adapter : s’il n’y a pas assez d’eau, les feuilles deviennent plus petites et se couvrent de poils blancs qui retiennent l’humidité. Face à la rapidité du changement climatique, qui est aujourd’hui une menace, le temps qu’ont pris les plantes à s’adapter à un milieu difficile est un atout pour nous et pour la biodiversité, et nous devons y porter attention.

 

Le Cyprès, le bassin et la connaissance

Non loin de là, le Cyprès chauve, qui a lui aussi une histoire à nous transmettre. Pour sa part il est plutôt adapté aux milieux très humides, on le trouve par exemple dans les bayous de Louisiane, étrange donc de le rencontrer ici… mais pas tout à fait ! Sa manière à lui de faire avec son milieu (les pieds dans l’eau), est d’avoir développé des pneumatophores, racines qui ressortent de terre pour permettre à l’arbre de respirer même dans un terrain inondé. 

Pourquoi il se sent bien ici… ? En bas de la pente, il bénéficie des fuites du bassin de rétention des eaux du Verdon situé un peu plus haut ! Ces petits dysfonctionnements sont en fait une bénédiction pour la flore qui s’en trouve irriguée. Donc les réparer oui, mais pas trop, puisqu’aussi la présence de ce Cyprès, dont les feuilles tombent et ainsi nourrissent le sol, est un atout. 

Ce cyprès fut un jour installé là par un jardinier malin et plein de savoir, et ce mélange d’action humaine et de laisser faire, de maitrise et de naturel, donne plutôt de bons résultats.

Se dessine alors l’importance de la connaissance que nous avons de la nature, des espèces avec qui nous vivons, de leur fonctionnement. Cette question de nos manques de connaissances reviendra régulièrement dans les conversations d’aujourd’hui, chacun reconnaissant que pour prendre soin de la nature, mieux nous inscrire dans ses cycles et éviter les erreurs (comme celle de couper les pneumatophores !), il est bon d’apprendre.

 

Le chercheur, l’apprenti et le désherbage

Cheminant, nous arrivons au Parc Urbain des Papillons, autre exemple de gestion de la nature en ville et autre pièce de la mosaïque. Ici, l’ambiance est à la friche douce… Il s’agit d’un lieu de recherche observé par le LPED, dans le cadre d’études sur la nature en ville, et mis en travail par les élèves du lycée agricole des calanques, futurs jardiniers de nos villes. On travaille ici sur les réservoirs biologiques, et on apprend à jardiner autrement.

L’un des constats de ces études est que plus on va vers le cœur de la ville, moins les espèces présentes sont différentes : on y trouve des plantes généralistes, pas forcément méditerranéennes, et la diversité est bien moindre que là où la nature se régule elle-même. Cette sélection sur les espèces végétales impacte la présence des insectes : là aussi leur diversité diminue. Aussi on Parc Urbain des Papillons, on travaille à améliorer cette diversité, dont le papillon est un bon indice. Il s’agit de comprendre quelle plante permet à une espèce de venir s’installer (habiter, se nourrir et nourrir sa chenille). 

Dans un souci esthétique, certaines espèces sont dénigrées dans les jardins, publics ou privés, au profit d’autres qui n’attirent pas forcément les espèces méditerranéennes ; choix des espèces par goût, et désherbage de ce qui dépasse et ne plait pas… Ici en revanche il s’agit de comprendre quels gestes favorisent la biodiversité. Le désherbage est tout un art et un apprentissage, il se fait à la main, la machine ayant tendance à labourer les sols et tuer la vie. Mais pour bien désherber il est nécessaire de savoir reconnaitre les plantes et leur utilité à chacune… la connaissance encore.

Le parc est composé de parcelles : certaines sont des espaces réserves auxquels on ne touche pas, où on laisse le naturel évoluer. Ainsi, le liseron a disparu et des pruniers ont grandi. D’autres parcelles sont plantées, même s’il y a une intervention très légère : le Baguenaudier a été planté, qui attire une sorte spécifique de papillon, le Fenouil (qui attire le Machaon du fenouil), la Lavande, l’Immortelle, l’Arbousier (qui attire le Pacha à deux queues)… Ainsi les espèces de papillons présentes sont déjà passées de 24 à 36 !

 

 

Le talus, l’abandon et le potager

À propos de plantes sauvages… Nous prenons le temps de nous arrêter sur un talus. On retrouve ici dans toute leur vigueur ces fameuses indésirables, herbes folles méconnues, coriaces, qui s’installent où ne voudrait pas. Elles profitent d’un terrain en attente d’aménagement, d’un coin de friche, et y profilèrent. On trouve que cela fait abandonné, pas entretenu, et on voudrait désherber… Non ! Derrière cette impression d’abandon encore une fois, c’est la grande vie, et cela regorge d’astuces pour la biodiversité (chenilles et papillons, les guêpes y virevoltent, trouvent ici la cellulose des feuilles pour faire leur nid), pour nos papilles, et même pour le changement climatique.

On continue d’apprendre que toutes nos plantes cultivées ont des ancêtres sauvages présents ici que l’on peut aujourd’hui encore déguster. Alors petite cueillette et dégustation, cours en plein air de cuisine sauvage. On croise et on explique : la Calament nepeta (qui se ramasse sur le chemin et qu’on goûtera en tisane), la Chicorée, la Mauve où tout se mange du fruit aux feuilles, la Roquette sauvage du trottoir, piquante et amère, le Rumex ancêtre de l’épinard, Beta maritima d’où vient la betterave (par sélection des tiges les plus rouges) et les bettes (ses feuilles), le Chardon ancêtre de l’artichaut, le bon Fenouil sauvage… Comme un savoir oublié avec lequel nous sommes très heureux de renouer, il aura suffit de quelques explications et déjà germent les idées de potager sauvage.

Ce qu’on apprend aussi, c’est que ces espèces délicieuses ont pris l’habitude de s’installer dans des espaces difficiles, sur une terre sèche en plein soleil, en pente… et que si elles sont dites envahissantes, elles sont aussi très résistantes, et peuvent nous être utiles à adapter notre environnement au changement climatique, favoriser la vie des insectes et des sols dans des conditions moins favorables, et finalement penser autrement la nature en ville.

 

Le Buis, la pouzzolane et la diversité

Presque au terme de notre balade, on se dirige vers le quartier Mirabilis, là haut où on commence à voir la colline. Urbanisé récemment, l’endroit fait encore bien propre et neuf, avec son jardin très contemporain : espèces choisies plus ou moins exotiques et en un nombre assez réduit, bien délimitées les unes des autres, et un sol recouvert de pouzzolane (roche volcanique utilisée en paillage dans les massifs d’arbustes pour éviter la pousse des herbes indésirables, qui de plus renvoie la chaleur et fait grimper la température !). Au milieu passe un chemin bien net, puis la route d’asphalte. En somme, une sorte de contre-exemple de ce que nous avons rencontré un peu plus tôt ?

Un petit inventaire, on trouve notamment ici  beaucoup de Buis déjà attaqué par la fameuse pyrale qui en dévore les feuilles et provoque de gros dégâts,  la Sauge d’Afghanistan ou la Verveine de Buenos aires. Beaucoup de plantes que l’on ne croise pas dans ce cadre méditerranéen normalement. On voit ici la maitrise humaine, et des espèces choisies par goût et esthétique, un arrangement qui facilite un entretien rapide. Mais dans cette volonté de maîtrise, on décèle aussi précipitation et erreur, avec des plantations qui ne tiendront pas et déjà se dégradent, par défaut de connaissance. C’est le cas de ce pauvre buis, et plus tôt dans la balade peut-être de ces jeunes arbres plantés trop proches les uns des autres.

C’est aussi le calme du côté des insectes, et on observe seulement une sorte d’abeilles, car une seule fleur est présente (la petite fleur bleue de la Verveine). Il n’y a pas de possibilité pour d’autres espèces d’insectes de se trouver bien ici, par exemple l’abeille sauvage du Genet de la colline, qui ne trouve pas ici son alimentation. Alors avec les leçons que nous donnent les plantes sur leurs cycles, leurs modes de reproduction, on se dit que l’on pourrait faire autrement… mêler le planté et le non planté, ce qu’on aime et les plantes spontanées à qui laisser une place.

 

Le trottoir, le Coquelicot et nous

Retour à la Mauve, ou au Coquelicot ou à toutes les autres, mais pourquoi pas le Coquelicot, assez emblématique puisqu’il transporte sa beauté fragile au bord des routes, le long des murs, dans les failles des trottoirs, pour notre grand plaisir. Ces fameux trottoirs qui se fendillent, se fissurent, entre lesquels ressurgissent les herbes qu’on avait privées d’habitat, et de passage. 

On se raconte des histoires de voyage… de papillons qui traversent la Méditerranée ou d’habitants qui traversent la rue, de Coquelicots qui voyagent, eux aussi, dans la ville. Car c’est ainsi que se déplacent les plantes, en suivant tout simplement les mêmes itinéraires que les nôtres. Parmi nous circulent les graines prises dans le vent, qui se frayent un chemin dans les espaces disponibles, grandissent, et au fil des générations repartent dans le vent s’installer ailleurs.

Nous nous rendons compte aujourd’hui que nous partageons cet espace commun de la ville, et comprenons la nécessité de changer notre regard et nos pratiques.

 

Dans notre trottoir on trouve Lactuca perennis, une laitue, le Laiteron maraicher, longtemps vendu sur les marchés, on en faisait des salades, ou encore Dittrichia viscosa (l’Inule visqueuse), qui a l’avantage de fleurir après les autres et de nourrir les papillons… Aux pieds des arbres, les plantes sauvages les aident à rester au frais, et les insectes trouvent là du nectar pour polliniser l’arbre qui pourra continuer à faire ses graines. 

Ce qui ressemble à un manque d’entretien remplit un rôle dans la biodiversité, à nous aussi de changer de regard, comme le propose audacieusement une participante tout en avouant son aversion pour les herbes folles qui poussent dans sa traverse… A nous de jouer! 

Récit de Carole Lazarus à partir d’une bouclette guidée par SAFI à Sainte-Marthe le 15 juin 2019

Cette promenade s’inscrit dans un programme de 5 ans du projet Nature 4 City Life (2017-2022) qui veut favoriser une meilleure intégration de la nature dans le projet urbain dans un contexte de changement climatique. En partenariat avec Yes We Camp dans le cadre du projet Foresta, parc métropolitain.